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Romarin les vertus

 

Buisson toujours vert, originaire des contrées méditerranéennes, le romarin s'acclimate facilement dans nos jardins, sans prendre toutefois les proportions qu'il atteint dans le Midi. Ses feuilles linéaires ressemblent d'assez près aux aiguilles de certains conifères. Les fleurs sont petites, de couleur bleu-violacé, agglomérées en grappes terminales axillaires.

 

Anciennement et de nos jours encore dans certaines contrées, la fleur était utilisée sous le nom de fleur d'anthos en infusions antispasmodiques et calmantes, contre les coliques intestinales, les douleurs de la menstruation et les troubles cardiaques d'origine nerveuse. On obtient d'ailleurs les mêmes résultats avec les feuilles, à condition d'en faire une infusion très faible.

 

A dose plus forte, ces feuilles sont préconisées pour leurs propriétés cholagogues, diurétiques et toniques, vertus facilement explicables par la présence d'une essence aromatique riche en terpène, en pinène, en camphre et en bornéol.

 

Mentionnons aussi les vertus diurétiques, antirhumatismales, cardiotoniques et emménagogues du romarin et pour plus de précision, voyons de quelle manière on l'utilisera de préférence en divers cas donnés :

 

1.    Paresse du foie, atonie digestive, cholécystite, congestion hépatique, jaunisse et cirrhose : Infusion à la dose de 3 à 5 grammes par tasse ; boire le plus chaud possible 3 à 4 fois par jour une petite tasse de cette tisane.

 

2.    Rhumatisme, arthrite, névrite, carence de la fonction rénale (oedème, obésité), faiblesse cardiaque et spasmes nerveux : La même  infusion  ou  20 gouttes  de  teinture-mère dans un verre d'eau chaude.

 

3.            Atonie digestive, ballonnements, spasmes intestinaux, troubles et douleurs de la menstruation : En chacun de ces cas, le vin  de romarin  a un excellent effet ;  en boire un verre à liqueur 3 fois par jour, à l'état pur ou dilué.

 

Ce vin peut se préparer de diverses manières, la plus simple est de faire macérer dans un litre de bon vin blanc, 50 à 60 grammes de feuilles de romarin séchées ou de préférence 200 g. de feuilles fraîches. On peut selon ses goûts, remplacer le vin blanc par du malaga ou du marsala. Après 10 à 15 jours de macération, filtrer afin d'obtenir une liqueur cristalline.

 

En plus de son action digestive, calmante et antispasmodique, ce vin — surtout s'il est à base de vin blanc — est un diurétique remarquable, à recommander en cas de rétention d'urine et d'hydropisie (oedème). Dose : 3 à 4 fois par jour un verre à madère, à prendre entre les repas.

 

A l'usage externe, l'alcoolat composé de romarin est connu depuis plusieurs siècles, sous les noms divers d'eau vulnéraire, d'eau des arquebusiers, d'eau de la reine de Hongrie, etc. Ce topique a fait ses preuves dans le traitement des plaies et des contusions ; son action se rapproche de celle de la teinture d'arnica, mais elle est plus douce. En outre, cet alcoolat est utilisé avec succès en frictions et en compresses contre les douleurs rhumatismales, la faiblesse nerveuse et musculaire, les distorsions articulaires avec épanchement synoviaux et enfin, diverses formes de paralysies.

 

En plus de son huile essentielle et de ses nombreux composants aromatiques, la feuille de romarin élabore un tanin, ainsi que divers sels minéraux qui eux aussi, ont un rôle à jouer dans l'action pharmacodynamique de cette drogue que l'on dit simple.

 

A l'usage interne, le romarin est employé sous forme d'infusion, de vin ou de teinture-mère, en cas de paresse du foie, d'atonie digestive, de faiblesse résultant d'une maladie ou de surmenage ; il est recommandé dans le traitement des cholécystites, de la congestion hépatique, de la jaunisse et de la cirrhose.